Il est presque impossible de déterminer avec exactitude le moment où débute l’écriture d’un roman, de tracer une ligne claire. Dans le cas de Tarmac, par exemple, le tout premier brouillon remonte au vendredi 1er juin 2007, à 19:55 – mais il s’agit d’une date purement symbolique. En réalité, la gestation a commencé bien avant.
En faisant le ménage de mes archives, je viens de tomber sur deux nouvelles écrites en 2006, et qui préfigurent clairement Tarmac. Ce sont, en quelque sorte, des esquisses élaborées. Elles pourront intéresser l’exégète, l’archéologue textuel, voire le simple lecteur qui aimerait lire encore quelques pages dans le même ton.
La première s’intitule « Mikado » et m’a été commandée par Sophie Gironnay, commissaire de l’exposition Archifictions et grande timonière de la galerie d’architecture Monopoli.
La seconde s’intitule « Vous êtes ici – You Are Here » et m’a été commandée dans le cadre des Entretiens Jacques Cartier.
Bien que ces deux textes ait été initialement publiés sur papier (respectivement dans le catalogue des Archifictions et dans le numéro 88 de la revue XYZ), il est néanmoins probable que votre bibliothèque municipale préférée n’en possède pas de copie. Il me fait donc plaisir d’offrir ici des versions numériques.
« Mikado » (format pdf)
« Vous êtes ici - You Are Here » (format pdf aussi)
J’ai assisté, en marge du Salon du livre de Québec, à une lecture un peu particulière de Tarmac : tandis que le comédien Patrick Ouellet interprétait le texte, Antoine Breton accompagnait au piano et radio portative, tandis que Jimmy Beaulieu dessinait en direct. Cette sympathique prestation, imaginée par Thomas-Louis Côté, a eu lieu le samedi 18 avril dernier, à la Chapelle du Musée de l’Amérique française.
Je vous invite fortement à jeter un coup d’oeil aux planches et esquisses, que Jimmy Beaulieu a eu la bonne idée de publier sur son site.
Les dernières semaines ont été incroyablement agitées, et pas seulement sur le plan professionnel, aussi m’a-t-il été impossible de mettre ce site à jour. Dès que j’aurai le temps, je publierai la revue de presse de Tarmac, quelques liens d’intérêt et une ou deux surprises.
En attendant, j’aimerais simplement annoncer que je serai au festival Metropolis bleu le samedi 25 avril.
Je participerai d’abord à une série de lectures en compagnie de Stéphane Audeguy, Martine Batanian et Dominique Fortier. Puis, je me joindrai à Anne Plantagen, François Vallejo et Michel Vézina afin de réfléchir à la question suivante : la force des mots, instruire ou divertir? — une discussion qu’animera Caroline Morin.
Après plusieurs mois de sprint, de réécriture, de révision, d’édition, mon nouveau roman est désormais prêt. Il sera disponible en librairie à compter du mercredi 15 avril.
L’illustration rétrofuturiste de la couverture est signée Julien Pacaud.
On trouvera une première entrevue dans l’hebdomadaire Voir, commentée et mise en forme par Candide Proulx. Une rencontre intéressante, quoiqu’un peu chaotique, dont mon intervieweuse a su tirer un excellent parti.
J’aimerais aussi souligner le travail du photographe Renaud Philippe, dont les images déjantées (celle-ci, par exemple) illustrent l’article.
Une maison d’édition de Zagreb, Novela Media, vient d’acheter les droits de Nikolski pour le croate. Il s’agit de la dixième langue (en incluant le français). Ai-je le droit de déboucher une petite bouteille?
Pendant ce temps, la version allemande semble mener une bonne vie. Les germanophones peuvent jeter un coup d’oeil à la page des recensions chez Frankfurter Verlagsanstalt. Je signale aussi une entrevue que j’avais accordée à Laura Freisberg, l’an dernier, lors d’un passage à Munich.
Deux de mes éditeurs se munissent de nouveaux sites Web : Portobello (on peut y consulter ma revue de presse britannique) et L’instant même.
Ah, j’allais oublier : Tarmac, mon nouveau roman, vient tout juste de partir pour l’imprimerie. Il sera en librairie le 14 avril. Des détails suivront, ici et là.
Les droits avaient été vendus, je me rappelais avoir vu le contrat passer, mais rien n’indiquait que le dossier suivait réellement son cours. (Sur le marché international, tout demeure plutôt abstrait jusqu’à ce qu’un vrai livre, en vrai papier tangible, arrive entre vos mains.)
Alors voilà, c’est désormais officiel et concret : Voland Edizioni publie une version italienne de Nikolski, traduite par Francesco Gazzè. La couverture est intéressante, j’aime bien (les couleurs sont moins mornes en réalité). En tout cas, ça change un peu des poissons!
Un petit aperçu de la C4, peut-être ?
Tre storie. Tre viaggi alla ricerca delle proprie radici. Tre ragazzi allo sbando uniti dalla presenza di un uomo misterioso e sfuggente. Un libro senza copertina e una insolita bussola che punta in direzione di Nikolski – minuscolo villaggio abitato da 36 persone, 5.000 pecore e un imprecisato numero di cani – sono gli strumenti con cui i protagonisti cercano di ritrovare la rotta, il Nord delle loro curiose esistenze. Un romanzo leggero e spassoso in cui l’importante non è arrivare, ma andare…
Je participerai jeudi le 26 février (soit dans 72 heures) à une lecture d’auteurs antillais, africain, afro-américains et québécois. J’y lirai un bref extrait de la Trilogie tropicale de Raphaël Confiant.
Officiellement, il s’agit d’apporter mon modeste grain de sel au Mois de l’histoire des Noirs; officieusement, j’ai accepté l’invitation pour le simple plaisir d’être bien entouré: Normand Baillargeon, Franz Benjamin, Dany Laferrière, Maguy Métellus et Christiane Pasquier seront aussi sur scène.
Ça se passe à la librairie Olivieri (5219, Chemin De la Côte-des-Neiges), avec le concours des éditions Mémoire d’encrier et de l’Espace du livre francophone.
Les lectures commencent à 19h00. Entrée libre, prière de réserver au (514) 739-3639 (on me signale qu’il y aura beaucoup de monde).
La version anglaise de Nikolski est désormais disponible en format de poche. L’habillement du bouquin a été complètement refait, d’une couverture à l’autre. J’aime beaucoup l’épine jaune safran, qui distingue le livre même lorsqu’il est cordé sur les rayons (ce qu’on souhaite voir le moins souvent possible, bien entendu).
Ce beau travail est signé C. S. Richardson.
J’en profite également, avec beaucoup de retard, pour signaler que l’excellente traduction de Lazer Lederhendler lui a valu le Prix littéraire du Gouverneur Général, en novembre dernier. À ce propos, le jury écrivait :
Les affinités qui unissent l’auteur et son traducteur sont bien perceptibles dans cette version anglaise de Nikolski, une délicieuse histoire teintée d’humour et profondément humaine. L’extraordinaire magie qui imprègne le livre de Dickner se retrouve entière dans la traduction. Lederhendler est incontestablement un traducteur doté d’une imagination et d’un formidable sens de la langue qu’il met fidèlement au service du texte original.
On ne dira jamais assez l’importance de travailler avec des gens talentueux, qu’il s’agisse de traducteurs, de graphistes, de designers, d’éditeurs, de réviseurs ou d’attachés de presse. J’ai été choyé au cours des quatre dernières années, et je me réjouis chaque fois que l’un ou l’autre de ces artisans reçoit sa part de lauriers. Encore toutes mes félicitations, Lazer!

Josée Breton me signale que le vidéo d’Écoinitiatives auquel Louis Hamelin et moi avons apporté notre concours, quelque part à l’été 2006, est maintenant disponible sur Youtube.
Écoinitiatives est un organisme dont la mission consiste à « modifier les habitudes des consommateurs industriels de papier afin que leurs achats ne contribuent pas à détruire les forêts anciennes et menacées telles que la forêt boréale du Canada, les forêts pluviales tempérées et les forêts tropicales. »
(Pour la petite histoire, j’aimerais signaler un détail qui passe parfaitement inaperçu: on répertoriait, ce jour-là, dans les sous-bois de Sainte-Béatrix, environ 12 maringouins au mètre cube. Louis et moi avons littéralement versé notre sang pour la cause.)
Frankfurter Verlagsanstalt annonce que la version allemande de Nikolski sera disponible en librairie à partir du 26 janvier.
Cette première traduction en allemand, dont je rêvais depuis des années, est signée Andreas Jandl. Un extrait pour vous mettre en appétit?
« Meine Mutter war mit neunzehn Jahren nach Vancouver abgehauen, ausgehend von dem Gedanken, dass ein wirklicher, dieses Namens würdiger Bruch mit der Familie an der Anzahl der zurückgelegten Kilometer messbar ist, und dass es in ihrem Fall Kontinente sein sollten. »
(J’ai bien hâte d’avoir une copie en main, afin de constater une fois de plus que j’ai totalement oublié tout ce que j’ai appris jadis à Bamberg.)